vendredi 18 mai 2012

C’est Vendredi de la lecture



Voici un bouquet de livres qui exhibera une douceur à votre week-end. Puisqu'il n’existe pas encore de loi interdisant de nombres et de lieux de lectures,  profitons-en!

Le romancier portatif, 52 chroniques à emporter, de Nicolas Dickner (alto) 2011.
Des capsules de tout et de rien, mais qui gravitent autour du livre. De délicieuses chroniques dérivées de l’hebdomadaire Voir. Coup de cœur Renaud-Bray.

J’aime être gourmande, de Colette (Éd. De L’Herne) 2011
Une petite plaquette de réjouissances de jardin, de moments gourmands. On salive,  on fait infuser du thé à nouveau pour se délecter encore plus longtemps. « Il y a beau temps que je n’ai plus chez moi de cuisinière experte… Mais je n’ai renoncé à rien de ce qui contente le palais, partant, le cerveau. En fait de « plats préférés», je préfère… tout ce qui est bon, tout ce qui fait de l’heure des repas une petite fête des papilles et de l’esprit… »

Petits contes de printemps, de Sôseki (Picquier poche).
Épuré à la japonaise, un univers de petits contes qui se pourlèchent de fraîcheur, dans un recueil miniaturisé.

Savourez! Mangez en pleine conscience! Vivez en pleine conscience! , de Thich Nhat Hang et Dre Lilian Cheung ( Le Dauphin Blanc)

Un moine bouddhiste maître zen qui a consacré sa vie à favoriser la paix et à enseigner les principes de la pleine conscience. Il a été mis en nomination pour le prix Nobel de la paix en 1967. Il s’est joint à madame Chung, directrice de la santé et de la nutrition du Harvard School pour apprêter une façon de s’alimenter en toute conscience. Notre regard sur l’assiette ne sera plus la même après cette lecture.





  

mercredi 16 mai 2012

Sous la protection des livres

  
Le contexte n’est pas évident. Peu importe la couleur avec laquelle on abrite notre conscience, je ne souhaite que le meilleur pour mes enfants, les vôtres, les nôtres.
J’ai besoin de prendre mon souffle, de me sentir autrement qu’en hérisson, de croire en la bonté du Monde, et d’accepter que je ne peux le porter seule sur mes épaules.
Je me place officiellement sous la protection des livres. Pour le jour qui se lève.





mardi 15 mai 2012

Pépites pour matins pluvieux


Il y a des petits matins où l’on s’inscrit à des fouilles archéologiques pour dénicher des perles de nouvelles. Bonnes nouvelles. Les inspirantes, celles qui offrent un baume à nos palpitations émotives malaxées par les clameurs sociales. Celles qui nous font espérer des happy end, des dénouements heureux, des images réconfortantes.
Depuis quelques mois, il est difficile de ne pas être écorchés par les événements et d’y poser les jalons qui nous permettraient de contribuer à un mieux-être collectif. Les catastrophes sont là pour éviter le pire, disait la grande sage Christiane Singer. Je ne demande qu’à le vivre. Et devant tout ce qui bourgeonne autour de moi, je mise sur des pépites de trésors pour les aubes grises. 


Et je garde espoir. Merci Blanche pour cette perle: en plein coeur de New-York, une femme fait pousser des légumes chez-elle et partage le concept pour une planète équitable et saine.





Katherine Pancol, quant à elle, nous présente avec tendresse une histoire - vraie-  qui illustre lumineusement qu'aucun être vivant n'est fait pour vivre sans amour. Son blogue ici.

jeudi 26 avril 2012

Recherche dirigeants dignes de ce nom


Recherche un cercle blanc.

Recherche désespérément un ou une première ministre qui serait en mesure de gérer le sud avant de nous perdre dans le nord. Comment peut-on être aussi impérieux et laisser une situation dégénérée à ce point? Et laisser sa ministre — plus immature que les jeunes de vingt ans — faire semblant de chercher des solutions? Est-ce que ça s’appelle jeter de l’huile sur le feu?

Recherche un lasso pour les casseurs qui nous font plonger dans une fausse représentativité de la situation étudiante. Navrant pour tous ces jeunes qui ne veulent qu’améliorer leur sort et celui de la génération suivante.

Recherche une fonction analytique intelligente au regard des commandes policières. La cible est embrouillée. Attaquer une foule pacifique?  

Peut-on envisager de suspendre la hausse des frais de scolarité pour la prochaine année - moratoire- et y consacrer le temps nécessaire afin de mettre en oeuvre une nouvelle structure de financement des études supérieures, avec des stratégies gagnantes, novatrices et équitables, dans le respect des personnes concernées? Est-ce si compliqué?

Il faut que ça cesse.

mercredi 25 avril 2012

En manque d'imagination s'abstenir


J’aurais besoin de prendre ce chemin de verdure, enveloppant et rassurant, vivifiant de son essence. Pour une fois qu’une route tracée n’est pas jonchée de ronces, je me déposerais volontiers sur cette chaussée herbeuse. Un brin de courage pour avancer.

Pour me retrouver, j’aurais envie de m'immiscer dans cette bibliothèque et dénicher un livre doudou. Celui qu'on ne peut quitter parce que nous avons transmuté à travers les personnages, dans une histoire qui inspire, nous aspire jusqu'au chagrin de ne pas l’avoir racontée.

J’ai perdu les mots culinaires qui m’habitent tant. Ils se sont engagés dans les interstices où l’impuissance les a fait marcher jusqu’à la nuit. Les lettres odorantes ont égaré leur saveur, leur appétit et leur recette. La gourmandise s’est masquée, même si le film « Comme un chef » a pulsé dans mes cellules embaumées cette fraîcheur inaltérable qu’incarne tout être humain relié à sa passion. Me voilà à texturer des bouillons d’idées qui s’immiscent en un léger frémissement.

Je me retrouve dans un imaginaire aérien et festif. Ne me cherchez plus, suis aux abonnés absents.

J’ai trouvé le livre dont j’avais besoin.