vendredi 12 février 2010

Chacun sa personnalité!

C'est un être branché. Il aime l'eau, peut y tremper des heures et adore faire la grasse matinée. Il se pavane, à moitié nu dans la cuisine. Lorsqu'on mange avec lui, le sel est de mise. Il devient anxieux lorsque vient le moment de choisir entre le beurre et l'huile d'olive. Chacun ses dilemmes dans la vie. 

Teint blafard, il joue le rescapé. Il a beau être niché en hauteur, on ne peut s'en servir comme pilier car trop sensible. Il est du genre à verser une larme devant un oignon, et pour garder son honneur, il plonge de façon malhabile dans la page des sports, toute compétition confondue.

Il est solitaire, végétarien à tendance anorexique, et se sent rejet. Il n'a jamais  réussi à se lier d'amitié avec le sandwich, le conflit est ouvert. Les pommes de terre règnent dans sa vie pour tempérer ses angoisses.

On dirait toujours qu'il est sur le point d'éclater en sanglots. C'est qu'il est vert de jalousie. Il en veut cruellement aux épinards qui sont naturellement bourrés de chlorophylle. Lorsqu'il se sent négligé, il reparle sans cesse de sa photo où il est entouré de tulle, dans un numéro spécial de Martha Stewart Living.
Avec ses feuilles ébouriffées de tout son plant, serait-il en pleine crise de puberté, doté d'une voix grésillante?

Pourtant, une fois descendu de son piédestal, avec sa chevelure, il nous étonne avec son délicat parfum qui ravive nos papilles. C'est qu'il est secret et empreint de simplicité. C'est un sujet à réflexion. Le piquant n'est pas dans ses gènes, c'est un timide.

Puisque la nature nous offre tant de personnalités, on dira ce qu'on voudra, le céleri a sa place unique dans un festin.


Velouté de céleri aux pommes

2 c. soupe huile d'olive
2 blancs de poireaux émincés (ou 1 oignon)
1 litre de bouillon de poulet bio
6 branches de céleri hachées
2 pommes de terre coupées en morceaux
2 pommes rouges
sel, poivre, persil frais haché (ou autre verdure que jalouse le céleri)

Faites chauffer l'huile et y revenir les poireaux. Ajouter le bouillon, le céleri, les pommes de terre et les pommes. Saler et poivrer. Amener à ébullition puis laisser mijoter environ trente à quarante minutes. Réduire en purée au mélangeur. Si désiré, garnir de tranches de pommes et de persil haché.
(recette inspirée et adaptée de Châtelaine, novembre 2006)

jeudi 11 février 2010

Nos valeurs seraient-elles détrempées, enfouies sous les congères?

Le coût estimé pour reconstruire Haïti est de 10 milliards de dollars.


Les banquiers de Wall Street se sont partagé 145 milliards de dollars, en prime, pour l'année 2009.

Les dépenses militaires américaines de 2010 ont été fixé à 680 milliards.

  


Monsieur Obama, vous avez de l'artillerie lourde sur les épaules.

On vous mitraille d'attentes de changer la couleur des relations internationales.
Avec vous, la notion du passé a presque disparu tant nos espérances font du bruit dans nos pensées.
Puissions-nous revoir nos valeurs et nos priorités tout autour de la planète, vous dire que vous n'êtes pas seul, même si vous portez le drapeau du changement.

mercredi 10 février 2010

Un bouquet de films rose bonbon

Tel  que promis, je vous offre un bouquet de films rose bonbon, ces films que l'on revoit avec le plus grand plaisir, romantiques et parsemés d'humour, ayant comme ingrédient essentiel, un happy end, parce qu'on a envie de joie, de plaisir et de réconfort. Comme un verre d'eau fraîche après une marche ou un bouquet de fleurs qui s'éclate de couleurs dans notre salon.
Ils sont  livrés en version française, et ne sont pas dans un ordre précis, mais tout simplement déposés en vrac comme dans mon meuble télé, sur mon étage douceur.

  • Nuits blanches à Seattle (Sleepless in Seattle), avec Tom Hanks et Meg Ryan
  • Annie Hall et Manhattan, films cultes de Woody Allen, avec Diane Keaton et Meryl Streep
  • Coup de foudre à Notting Hill (Notting Hill), avec Hugh Grant et Julia Roberts
  • Quatre mariages et un enterrement (Four Weddings and a funeral), avec Hugh Grant
  • Le journal de Bridget Jones ( Bridget Jone's Diary), avec Renée Zellweger, Hugh Grant et Colin Firth
  • Le jour de la marmotte, avec Bill Murray et Andie MacDowell
  • Quelque chose d'inattendu ( Something's Gotta Give),avec Diane Keaton et Jack Nicholson
  • Diamants sur canapé (Breakfast at Tiffany) , avec Audrey Hepburn
  • Mamma Mia,  (comédie musicale qui vient à bout de n'importe quel SPM), avec Meryl Streep
  • Six jours, sept nuits, avec Harrison Ford
  • Michael, avec Andie MacDowell, William Hurt et John Travolta (l'histoire d'un ange qui a comme mission de réunir des âmes)
  • Julie & Julia, avec Meryl Streep
  • Une table pour trois (No reservations), avec Catherine Zeta-Jones
  • Les ruines de ma vie (My life in Ruins), avec Richard Dreyfuss


Ce qu'il y a merveilleux avec le cinéma, c'est cette magie qui nous fait plonger dans un autre univers, et qui nous invite à trouver notre propre espace, celui qui nous réclame, chaud, dodu et rond. Les émotions vécues pendant un film sont codées dans le paysage de nos espérances, et pour cela, c'est d'autant plus précieux de les choisir avec soin. On revient toujours différent d'un visionnement de film. Et c'est pour cela que, si notre mémoire oublie, on se réjouit de revoir nos films chouchous.

mardi 9 février 2010

Des pépites d'évasion de février

Je n'ai pas encore livré mon bouquet de films incontournables de février, mais c'est pour très bientôt. En attendant, voici des suggestions d'évasion à peu de frais, où, avec l'usage, on risque de devenir aussi radieux que le soleil d'aujourd'hui.

Côté lecture:

Ai lu
Croisière maudite, de Preston & Child, Éd. l'Archipel. Un thriller digne de ce nom, celui qui vous tient en haleine, qui vous fait lire dans le bain, en brassant votre sauce à spaghetti, et tard la nuit venue... Préparez-vous à prendre un café bien corsé le lendemain matin.

Le jeu de l'ange, de Carlos Ruiz Zafon. Si vous n'avez pas encore lu cette oeuvre d'art, mettez la main sur ce bijou. Son précédent livre, L'ombre du vent, est aussi excellent. Le genre qu'on n'oublie jamais.

Fouiller sur le Web ou dans une librairie d'occasion pour dénicher les livres qui ont jalonné notre enfance. Mon fils, celui qui a retrouvé mon Word, m'a procuré sur ebay la série de Puck, écolière et le bouquin qui m'avait fait rêver d'écrire un jour, Le coquillage rose de Catissou. Relire des livres d'enfance nous propulse dans le monde imaginaire qui nous a construit, et c'est un baume pour le coeur.

Côté théâtre:

Ai vu
la sublime pièce "Ça se joue à deux", écrite par Annie Piérard et Bernard Dansereau, les deux auteurs de "Annie et ses hommes". Je craignais une atmosphère burlesque de théâtre d'été, mais au contraire, les comédiens Denis Bouchard et Guylaine Tremblay brillent de tous leurs feux et nous font vivre de grands moments d'émotion avec un humour haut de gamme. Tout est impeccable, des textes, du jeu, jusqu'à  la mise en scène. Chapeau. J'ai A-DO-RÉ!

Côté exposition:

Pendant la semaine de relâche des enfants, Espère voir l'exposition Bodies, voyage au coeur du corps humain, ainsi que Paradis perdu, un voyage dans le jardin du monde, au carrefour du théâtre, du cinéma, de la musique et de la performance. Jean Lemire, Daniel Bélanger nous en font voir de toutes les couleurs, dans tous les sens du terme. Il semble que ce soit stupéfiant, rien de moins. Au théâtre Maisonneuve, Place des Arts.

Pour boucler mes souhaits de février, je souhaite aussi être la digne spectatrice du film Moi, Van Gogh en IMAX.  On entre dans l'intimité de ce peintre pour y découvrir ses sources d'inspiration et ses chefs d'oeuvre. Époustouflant, disent-ils.

Que tous ces chefs d'oeuvre nous bénissent.

lundi 8 février 2010

Forfait de famille de février

Ce matin, je vais reconduire mon fils à l'école pour un départ d'une semaine en ski. Il est inscrit dans ce magnifique programme de ski-études. Nous ne sommes pas trop de deux parents pour gérer les derniers préparatifs, l'excitation, la fébrilité, et tenter de transmettre, en vain, quelques atouts d'organisation. On a beau les vouloir autonomes, nous sommes au front avec nos systèmes de protection, notre "encadrement" qui ressemble plus à ... faire à sa place, question d'être certains qu'il ne manquera de rien.

Dans le branle-bas de combat, il rouspète qu'il est hors de question de mettre sa tuque et ses bottes d'hiver, puisqu'il s'en va en autobus, et que ce n'est pas cool. Effectivement, je trouve cela plus cool d'être en baskets à -20 degrés, alors que j'ai des bottes conçues et éprouvées par des explorateurs du Grand Nord, et que j'ai FROID! Toujours dans les dédales du départ,  il y a des vêtements qui n'ont plus de place dans la valise. Il n'a pas assez déjeuné. Ses cheveux sont encore trempés, parce que, évidemment, il vient à peine de sortir de la douche. Il n'a pas le temps de ranger sa chambre avant de quitter, mais il est en contact avec ses amis sur MSN, à savoir où se retrouver  pour être dans le même autobus. Yo!
A-t-il un  lunch suffisamment nourrissant pour le dîner? A-t-il pris ses vitamines?

Je respire. Je soupire. La porte de la maison est grande ouverte, on gèle, puisqu'il dépose ses bagages dans la voiture. Il s'installe confortablement sur la banquette, choisissant son poste de radio, si on peut appeler ce bruit de fond, de la musique. Nous, on finit de se préparer, de ranger, sortons les poubelles, petit lundi. En revêtant nos manteaux, on pile dans une flaque d'eau. C'est que l'ado a passé par là, oubliant de se secouer les pieds-raquettes. Le père hausse le ton, lui fait des signes de fumée (code amérindien) pour qu'il vienne réparer le dégât. Quelques grognements plus tard, nous quittons le champ de bataille.

Lorsque je suis arrivé à l'endroit indiqué pour le départ des élèves, j'ai voulu l'aider à porter ses bagages. Honte suprême. Hors de question. J'étais pourtant disposée à pénétrer cette jungle de jeunes comblés de leurs hormones. Ils étaient à la fois dans un état festif  et désorganisé, chargé à bloc de planches à neige, sacs à dos, valises. Tous en baskets. Mon fils m'a fait promettre de demeurer dans la voiture. J'ai regardé d'un air hébété cette scène d'une autre dimension. J'ai eu une pensée admirative pour les enseignantes et enseignants qui consacreront la semaine entière, de jour comme de nuit, avec ces petits trésors. Ils iront droit au paradis, j'en suis persuadée.



Malgré le fait que l'adolescence est une période ténébreuse, un rien nous fait oublier certaines scènes quotidiennes grognonnes. On sait que la lumière est toujours sur le point  de nous écairer. La force est présente.

Je lui ai souhaité une magnifique semaine. Il m'a regardé droit dans les yeux, m'a souri, m'a dit Je t'aime maman. Toi aussi, belle semaine. T'auras moins à te soucier des légumes que je mange et du temps que je passe à l'ordi. D'un éclat de rire, il est parti rejoindre ses amis, ce qu'il y a de plus précieux à cet âge.

C'est là que j'ai pris une photo en cachette. Les yeux humides.
Pour son retour, vendredi, je lui préparerai des pâtes, sa recette préférée.